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ferrage qu'il
n'hésita pas à rappeler tout au long de la journée.
Cette "autre pêche", pourtant pratiquée
avec des appâts naturels, est bien synonyme d'une pêche
respectueuse du milieu et en totale contradiction avec les traditionnels
prélèvements inconsidérés pratiqués
encore par certains pêcheurs au toc
Elle est un
moyen pour limiter ses prises et éviter trop de blessures
mortelles lors de la capture (engamage souvent profond de l'appât
avec la pêche au toc pratiquée habituellement),
qui rendent la remise à l'eau inutile.
Il parla aussi de l'effet dévastateur des barrages sur
le milieu aquatique, des frayères mises à sec,
de la mauvaise gestion de la ressource eau, des plans de gestion
piscicole inexistants alors que les moyens et les connaissances
existent, de l'appétit sans fin de certains pêcheurs
En clair, on parla pêche et respect d'un monde aquatique
que l'on se doit de protéger contre toutes les atteintes.
Et, il fallut aussi s'évader et alors, on évoqua
les Pyrénées, ses rivières et le fameux
gave d'Oloron, ses voyages de pêche à l'étranger
Bref, de quoi rêver !
Il nous parla également de l'interdiction de pratiquer
sa pêche sur certains secteurs : il ne le comprend
pas car sa méthode qui, rappelons-le, permet de prendre
le poisson recherché au bord des lèvres, est tout
aussi respectueuse du milieu que la pêche à la mouche.
Et de pestiférer contre certains intégristes soi-disant
détenteurs de la sagesse et de la seule vraie pêche
On peut d'ailleurs logiquement se demander pourquoi diviser les
pêcheurs respectueux et soucieux de leur patrimoine par
leur mode de pêche, alors que l'unité est plus que
jamais à l'ordre du jour. Il est impératif que
tous les pêcheurs agissent ensemble et non plus chacun
dans son coin.
Le message est clair et il a le mérite d'être annoncé
haut et fort !
Afin de favoriser la pêche sur le lieu choisi, et en complément
du cheptel existant, l'association avait déversé
des truites fario la veille. On a pu s'apercevoir que le respect
et l'éducation pour une pêche responsable prônés
par Pierre SEMPÉ n'ont pas été entendus
par tous : en effet, en moins de trois jours, une fréquentation
plus qu'assidue (de soi-disant pêcheurs !) et la quasi-totalité
des truites déversées avait disparu
Dommage
pour les enfants pêcheurs qui auraient pu voir leur plaisir
se prolonger, si on avait su limiter les prises. Et pourvu que
les congélateurs ne tombent pas en panne !
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